MAYOTTE SANS FRONTIERES

Archipel des Comores. L'île autonome d'Anjouan n'est distante que de 70 kilomètres de Mayotte française. Presque quotidiennement, des Anjouanais choisissent de braver la mort en se rendant en kwassa-kwassa (embarcation de fortune) à Mayotte. Cette Veille va observer les mouvements de ces populations, comprendre les motivations des candidats à la mort, et dénoncer cette nouvelle traite négrière organisée par les “passeurs” des “ports francs” anjouanais.

21 février 2006

Deux affaires de kwassa-kwassa : 7 morts et 11 rescapés


Le 21 février, vers 17 heures, un kwassa-kwassa venant d'Anjouan et se dirigeant vers Mayotte avec à son bord 17 personnes tombe en panne de moteur. 11 rescapés ont été recueillis alors qu'ils étaient accrochés de part et d'autre de l'embarcation et que des requins commençaient à happer les marchandises jetées par dessus bord. Bilan : 11 rescapés, 6 disparus. C'est la vedette de la Marine nationale, le Dharuba, qui a participé à ce sauvetage difficile en raison de la nervosité des naufragés pendant les secours. D'autre part, plus au sud, le bâtiment de la Marine nationale, La Boudeuses, a repêché 7 cadavres dont 6 femmes enceintes venues accoucher à Mayotte, et un survivant, un jeune homme âgé de 15 ans, du naufrage d'un second kwassa-kwassa parti le même jour d'Anjouan (notre photo-Marine nationale).