MAYOTTE SANS FRONTIERES

Archipel des Comores. L'île autonome d'Anjouan n'est distante que de 70 kilomètres de Mayotte française. Presque quotidiennement, des Anjouanais choisissent de braver la mort en se rendant en kwassa-kwassa (embarcation de fortune) à Mayotte. Cette Veille va observer les mouvements de ces populations, comprendre les motivations des candidats à la mort, et dénoncer cette nouvelle traite négrière organisée par les “passeurs” des “ports francs” anjouanais.

10 août 2006

Loin de nous (suite) 172 émigrants, record pour une seule embarcation

Une pirogue transportant 172 émigrants clandestins africains, un nombre record pour ce type d'embarcation, a été interceptée mercredi au large des Canaries, a-t-on appris auprès de la préfecture de l'archipel espagnol. Interceptée par les autorités espagnoles, l'embarcation, baptisée "cayucos" par les Espagnols, a été transférée vers l'île de Ténérife.
Selon le Secrétariat d'Etat espagnol à l'Immigration cité par le journal “El Païs”, 24.336 candidats à l'immigration par voie maritime ont été interceptés par la garde civile en Espagne depuis le début de l'année 2006, soit presque le double de l'an dernier (12.651), notamment aux Canaries.

OBSERVER, COMPRENDRE, DENONCER


A Mayotte, l'immigration clandestine anjouanaise est désormais perçue comme une menace pour le développement socio-économique de cette collectivité française située dans l'archipel des Comores : saturation du système de santé local par les Anjouanais en situation irrégulière, dépenses financières de plus en plus lourdes pour contrer l'immigration clandestine, explosion démographique, développement du racisme et de l'insécurité.
En Grande-Comore, l'immigration clandestine est utilisée par les responsables politiques locaux pour combattre cette mesure et demander le retour de Mayotte dans l'ensemble comorien.
A Anjouan, l'émigration clandestine fait partie du quotidien avec ses “ports francs” officieux et les accidents nombreux ne dissuadent personne d'embarquer dans les “kwassa-kwassa, ces petites embarcations surchargées et instables qui partent tous les jours, la plupart du temps de Domoni, vers Mayotte, le nouvel Eldorado pour ces clandestins.
Depuis trois ans, l'absence d'informations et de statistiques officielles de la part de la Préfecture et de la DASS de Mayotte sur les naufrages entre Anjouan et la collectivité départementale a obligé l'Observatoire de l'émigration clandestine anjouanaise créé en octobre 2000 par plusieurs ONG à s'effacer. MAYOTTE SANS FRONTIERES, nouvel observatoire de l'émigration clandestine anjouanaise, a l'ambition de relancer cette veille !

01 août 2006

Et trois de plus !

Et de trois ! Trois kwassa-kwassa venant d’Anjouan ont été interceptés
dans le lagon de Mayotte entre le vendredi 28 juillet 2006 et le lundi
1er août 2006. Les deux premiers, avec respectivement 31 et 28
personnes à bord, ont été stoppés dans la Grande passe et le troisième, avec 30 personnes, au large de Bouéni. Présentés en comparution immédiate devant le tribunal correctionnel de Mamoudzou, les passeurs ont écopé d’un an de prison et trois ans d’interdiction du territoire français. En un peu plus de six mois, 52 kwassa-kwassa ont été interceptés par les autorités françaises de Mayotte dont 33 pour la Police aux frontières. Sur les douze mois de l’année 2005, 51 kwassa-kwassa avaient été interceptés.

Loin de nous (suite). 300 clandestins débarquent aux Canaries

Un bateau avec 84 immigrés à bord est arrivé lundi 31 juillet 2006 aux îles Canaries, portant à quelque 300 le nombre de clandestins ayant pu atteindre les côtes de l'archipel espagnol en moins de 48 heures.
L'incident le plus surprenant a eu lieu dimanche après-midi lorsque des baigneurs, médusés, ont vu débarquer sur la plage de La Tejita, au sud de Tenerife, 88 immigrés subsahariens à bord d'une pirogue que les systèmes de surveillance sophistiqués n'ont pu détecter.
Deux autres pirogues étaient arrivées dimanche au même port avec respectivement 82 et 35 personnes à bord, dont quatre mineurs.
Le même jour, les secours maritimes sont parvenus à récupérer les cadavres de deux clandestins restés, depuis vendredi dernier, à bord d'une embarcation à la dérive au sud des Canaries, en raison des mauvaises conditions de la mer.
Selon des chiffres rendus publics cette semaine par le délégué du gouvernement aux îles Canaries, Jose Ségura, quelque 12 400 immigrants d'origine subsaharienne sont parvenus à gagner les côtes de l'Archipel espagnol à bord d'embarcations depuis janvier dernier contre 6 800 arrivées durant toute l'année 2005.

24 juillet 2006

Arraisonnement d'un kwassa-kwassa : 21 clandestins, 3 zébus et quinze cabris !

C'est un nouveau record dans la chasse aux clandestins venant de l'île voisine d'Anjouan : dimanche 23 juillet 2006, dans le lagon de Mayotte, la vedette “Kashkasi” de la Police aux frontières a intercepté un kwassa-kwassa transportant 21 personnes sans papiers, mais également 3 zébus et quinze cabris. Les animaux appréhendés seront euthanasiés et de ce fait pas intégrés dans le quota des 12 000 reconduites aux frontières préconisées pour 2006 par le ministre de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy.

19 juillet 2006

Loin de nous (suite). 900 clandestins interceptés en mer près de l'archipel espagnol

250 immigrants clandestins entassés sur trois barques ont été arraisonnés près de l'archipel espagnol des îles Canaries, le 17 juillet 2006, par les services de sauvetage maritime, alors que 650 autres tentaient leur chance près de Lampedusa et de la Sicile (Italie), avant que leurs quatre bateaux soient, eux, interceptés par les garde-côtes italiens.

18 juillet 2006

Le prix du retour : 7 000 euros

7 000 euros, c’est le montant de l’aide au retour pour un couple d'immigrés, plus 2 000 euros par enfant jusqu’au troisième, puis 1 000 euros par enfant supplémentaire, que les préfets devront proposer « systématiquement » aux familles, tel que le préconise le ministre de l’intérieur, Nicolas Sarkozy, dans une circulaire récente envoyée aux représentants de la République dans les départements.

Si ce dispositif « ne permet pas de convaincre certaines familles », les préfets sont invités à réexaminer la situation de celles-ci « dans le cadre de [leur] pouvoir d’appréciation ». Ils pourront admettre au séjour, « de manière exceptionnelle et humanitaire », les familles dont l’un des parents est en France depuis au moins deux ans et dont l’un des enfants est « né en France ou réside habituellement en France depuis qu’il a atteint au plus l’âge de 13 ans » et est scolarisé, « y compris en maternelle », au moins depuis septembre 2005.

(Source : Le Monde, 14/06/06.)

06 juillet 2006

Loin de nous (suite). La Guadeloupe submergée de clandestins haïtiens

Mayotte n’est pas la seule terre d’outre-mer à être submergée par les clandestins. Une importante vague d’immigration clandestine sévit également en Guadeloupe depuis 2003. Selon les estimations, entre 10 000 et 80 000 Haïtiens en situation irrégulière séjourneraient ainsi sur l’archipel des Antilles, pour une population totale de 420 000 habitants. Résultat : malgré une récente baisse de ce flux, le président socialiste du Conseil régional, Victorin Lurel, dénonce aujourd’hui « un véritable risque de pogrom entre communautés ».
Comme à Mayotte, la Guadeloupe a ses kwassa-kwassa pour acheminer ses sans-papiers. Une dizaine de plages choisies pour leur situation isolée, tout au long du rivage sud de la Guadeloupe, ont été choisies par des passeurs peu scrupuleux. Là, ils déversent leurs clandestins en un flux régulier d’embarcations diverses.
Le voyage est facturé de 2 000 à 3 000 dollars. » Les policiers estiment qu’entre 2003 et 2005, deux à trois bateaux surmotorisés débarquaient ainsi chaque semaine une centaine de clandestins sur les plages de Guadeloupe, le plus souvent la nuit et au terme de traversées périlleuses.

Ballet de kwassa-kwassa entre Anjouan et Mayotte

La situation des eaux du lagon de Mayotte n’est pas comparable à celle de la Méditerranée où dimanche un nouveau bateau transportant des immigrants a fait naufrage au large des côtes marocaines faisant 18 morts. Néanmoins, la situation a tendance à s’aggraver entre les deux îles de l’archipel des Comores, Anjouan et Mayotte. Ainsi, entre le vendredi 30 juin et le lundi 3 juillet 2006, ce sont quatre kwassa-kwassa chargés de plusieurs dizaines de clandestins qui ont été interceptés par la police aux frontières (PAF).
La chasse a débuté le vendredi soir vers 23 heures lorsqu’au large de Sada, une embarcation était repérée, immédiatement prise en chasse par la vedette “Khaskasi” et interceptée. 26 “sans papiers” étaient à bord ainsi que deux passeurs.
Le lendemain samedi, la PAF reprenait la mer et vers 21h45 surprenait un kwassa-kwassa débarquant son lot de passagers sur la plage de M’liha. La course poursuite dans la brousse entre policiers et “sans papiers” et la tentative de rattraper la vedette des passeurs se soldaient par l’arrestation de six personnes.
Dimanche, pas de trêve dominicale pour les forces de l’ordre : vers 21 heures, un troisième kwassa-kwassa était intercepté au large d’Acoua avec 30 passagers à bord et un passeur. Enfin, le week-end se prolongeait lundi matin avec une nouvelle embarcation pirate pilotée par deux passeurs quittant à vide Mayotte pour Anjouan, après avoir débarqué son lot de clandestins.
Tout ce beau monde a fait l’objet, les uns d’un passage au centre de rétention de Majicavo avant d’être expulsé vers Anjouan ; les autres, les passeurs, d’une comparution immédiate devant le tribunal de Mamoudzou où ils ont écopé de peines de prison d’un an ferme, de trois ans d’interdiction du territoire français et de la confiscation de leur bateau.
Cette imposante rafle maritime a fait bondir les statistiques des interceptions et des reconduites à la frontière. 28 embarcations interceptées sont à l’actif de la PAF depuis le début de cette année contre 45 pour toute l’année 2005. Le ministre de l’Intérieur peut être satisfait de ses ouilles, le quota fixé des 12 000 expulsions pour 2006 sera bien effectué !

25 juin 2006

Un kwassa kwassa intercepté avec 26 personnes à bord

Interception par la vedette de la gendarmerie nationale, le vendredi 23 juin 2006, dans le lagon de Mayotte, au large d'Acoua, d'un kwassa kwassa avec à bord 26 personnes dont deux passeurs qui ont été condamnés à de la prison ferme en comparution immédiate. De fabrication neuve, l'embarcation possédait deux moteurs volés immédiatement saisis par les autorités.

12 juin 2006

Et deux de plus !

Deux “kwassa-kwassa” en provanance d'Anjouan ont été interceptés le lundi 12 juin 2006 au large de Mayotte. A bord : une vingtaine de personnes, dont une femme enceinte et deux nourrissons de quelques mois aussitôt hospitalisés au Centre hospitalier de Mamoudzou. Les autres clandestins ont été placés au centre de rétention en attendant leur expulsion vers leur île d'origine. Les deux passeurs, pour leur part, ont été placés en garde à vue en attendant leur comparution devant le ttribunal correctionnel pour mise en danger d'autrui.

28 mai 2006

320 kilos de tabac à bord d'un kwassa kwassa intercepté

Un kwassa kwassa avec six passagers dont deux passeurs ont été interceptés par la brigade nautique de la gendarmerie le dimanche 28 mai au large de Majicavo, dans le lagon de Mayotte. Insolite, 320 kilos de tabac étaient à bord de l'embarcation dont on ignore le port d'origine, vraissemblablement l'île d'Anjouan. Les deux passeurs ont été présentés au tribunal correctionnel en comparution immédiate et ont écopé six mois de prison ferme.

23 mai 2006

33 passagers sur un kwassa-kwassa détecté puis intercepté

Dans la nuit du 22 au 23 mai 2006, un kwassa kwassa provenant d'Anjouan avec 33 personnes à bord a été détecté par un des deux radars de Mayotte à proximité de Koungou puis intercepté par la vedette Verdon de la gendarmerie nationale. A bord, 18 hommes, 5 femmes et 7 enfants dont un bébé de 15 jours. Les clandestins ont été conduits au centre de rétention et les deux passeurs écroués à la prison de Majicavo après avoir écopé d'un an de prison ferme en comparution immédiate.

21 mai 2006

4 697 reconduites à la frontière en quatre mois !

La visite de trois heures à Mayotte du Premier ministre Dominique de Villepin a permis de donner les derniers chiffres des reconduites à la frontière. Les quatre premiers mois de l'année enregistrent 4 697 reconduites à la frontière contre 993 en 2005 dont 32 saisies d'embarcations avec à l'intérieur 673 passagers et 53 passeurs, soit une moyenne de 22 personnes par kwassa. Le chiffre voulu par Nicolas Sarkozy, ministre de l'Intérieur, c'est à dire 12 000 reconduites par an, est donc largement réalisable selon la presse mahoraise. Si les services continuent leur zèle, on dénombrera plus de 14 000 retours d'irréguliers dans leurs îles, principalement Anjouan.
Profitant de cette courte escale à Mayotte, le Premier ministre a annoncé l'arrivée de deux nouvelles vedettes maritimes d'ici septembre 2006 et un troisième radar pour contrôler le trafic maritime entre Mayotte et les îles voisines et à lutter contre l'immigration clandestine.

14 mai 2006

Loin de nous (suite) : 700 clandestins interceptés aux Canaries en 2 jours


La police espagnole et les secours en mer ont intercepté près de 700 immigrants clandestins au large des côtes des Iles Canaries samedi 13 et dimanche 14 mai, selon le ministère espagnol de l'Intérieur. Dimanche, quatre embarcations transportant 243 clandestins ont été interceptées, tandis que 456 immigrants l'ont été la veille, portant à 6.100 le nombre de candidats à l'immigration illégale arrêtés depuis le début de l'année au large des Canaries. Ce chiffre était de 4.751 pour toute l'année 2005.
Les migrants, originaires d'Afrique, transitent notamment par la Mauritanie, où ils embarquent sur des bateaux souvent surchargés pour un périlleux voyage vers les Iles Canaries (Espagne). D'autres tentent de rallier les enclaves espagnoles de Melilla et Ceuta au Maroc. Ceux qui sont interceptés sont conduits dans des centres de rétention. Les autorités espagnoles ont 40 jours pour les rapatrier ou les relâcher. Elles les renvoient vers leur pays d'origine ou celui d'où ils se sont embarqués, s'il existe des conventions bilatérales en ce sens. Nombre de clandestins détruisent leur papier d'identité, afin d'interrompre ou ralentir leur rapatriement.

11 mai 2006

Coût de l’immigration pour les Français : 50 milliards d’euros par an.

50 milliards d’euros ! Ce chiffre représente 84% du déficit global de l’Etat. C’est le coût de l’immigration selon les calculs de Gérard Pince, ancien expert financier auprès de grands organismes internationaux comme la Banque mondiale et le FMI.
Cette analyse dont nous vous vous recommandons la lecture a paru dans la revue « La Voix des Français » (www.vdfr95.com) dirigée par Henry de Lesquen.
On y apprend que plus de 30.000 familles polygames vivent sur notre terre.
La revue s’est amusée (si l’on peut dire…) à calculer ce que perçoit, sans travailler ni cotiser, un Rmiste africain ayant une femme légitime ayant six enfants et une concubine en ayant six aussi. En comptant les allocations familiales, jeunes enfants, logement, RMI, aide parents isolés, etc…, cette «famille» perçoit 7.856,16 euros par mois, sans que personne ne travaille ni ne cotise.
L’immigration, «une chance pour la France» ? Demandez aux Mahorais.

09 mai 2006

Loin de chez nous : les Canaries prises d'assaut par les clandestins

Un record que Mayotte ne souhaite pas lui disputer : un millier d'Africains seraient morts noyés depuis le début de l'année en tentant de gagner l'archipel espagnol des Canaries dans des embarcations de fortune. L'archipel espagnol est devenu, pour déjà 5 000 Africains cette année, la nouvelle porte d'entrée dans l'Union européenne.
Pire : en deux jours, 451 immigrés illégaux ont réussi à rejoindre les Canaries. Les clandestins partent des côtes mauritaniennes, mais aussi sénégalaises, à bord des « cayucos », les “kwassa-kwassa” de la région, des embarcations de fortune en forme de canoë. Ceux qui sont arrivés le week-end dernier ont été arraisonnés en mer par la Garde civile espagnole, puis convoyés jusqu'au chapelet d'îles.
Ces dernières arrivées d'immigrants coïncident avec l'anniversaire du début de la dernière grande régularisation d'illégaux en Espagne. Elle a permis à 573 270 personnes d'obtenir des permis de travail et de séjour temporaires. Pour le Parti populaire (opposition de droite), cette mesure a joué comme un appel d'air, qui aurait incité de nouveaux immigrés à tenter leur chance.

26 avril 2006

Deux kwassa kwassa interceptés

Dans la nuit du mercredi 18 et du jeudi 19 avril, deux kwassa kwassa en provenance d'Anjouan sont interceptés dans le lagon de Mayotte avec, dans chaque embarcation, une trentaine de personnes en situation irrégulière. L'un des kwassa kwassa avait pris à son bord 5 cabris. Les trois passeurs ont été présentés en comparition immédiate.